jeudi 26 mars 2009

Tokyo - Shibuya et Harajuku

La journée commence bien, on n'a pas dormi et en plus l'alcool ne nous aide pas à tenir droit. On commence à bien ressentir la fatigue de nos marches et du peu de sommeil.
Mais on doit faire pleins de visites, il faut s'activer. Une petite séance de ménage ratée (l'aspirateur ne marche pas), une tentative ratée de réservation d'hôtel pour la semaine prochaine (le site était taquin et pas très stable), des courses impossibles à faire (on ne trouvait pas ce qu'on cherchait), un rendez-vous en retard où l'on a couru de bon matin, frais comme des gardons. Allez courage !

Le repas s'est fait dans un petit restaurant, à côté de la gare de Tokyo, où les employés du coin se retrouvent pour déjeuner. Il faut arriver avant 11h45 car ça se rempli d'un coup, des sièges à l'extérieur servent à patienter le temps qu'une place se libère. La majorité des clients sont des femmes, est-ce fait exprès ?
Le menu n'est pas très cher, 1000 yen pour des brochettes (9 par personnes), du riz et des petits légumes, du thé, une soupe et une boule de glace. Le service est très appréciable, toujours avec le sourire, et chacune des brochettes est présentée (en japonais, mais le geste est là).

Un fois repu, nous allons chercher nos Japan Rail Pass, ticket de train valable sur tout le territoire, pour une période donnée, en l'occurence ici ne semaine. C'est une solution indispensable pour les touristes, les transports sont cher. Chose à savoir, pour les retirer vous devez avoir votre passeport sur vous. On l'a aprris un peu tard, le mien est resté à l'appart ... Cool, on a le droit de revenir à la gare de Tokyo :'(. Décidemment ...


Notre programme se poursuit par le quartier de Shibuya, un regroupement de magasins, principalement de vêtements et de chaussures (très colorées), ainsi que de disquaires. En sortant de la gare, nous tombons sur un espace regroupant des fumeurs. Au Japon, la cigarette est autorisée dans les endroits fermés (restaurants, bars, ...), mais dans la rue ou les parcs, il existe des zones de fumeurs. On comprend mieux que les rues soient propres. Enfin, une zone d'ombre reste encore à éclairer : que font-ils de leurs déchets sachant que les poubelles sont très rares dans la rue ?


Autre petite anecdote amusante. A Paris, nous avons nos pigeons, à Tokyo, ils ont les corbeaux. Mais attention, ces corbeaux là sont bruyants, et on a l'impression, à force de les entendre, que quelqu'un sort une sale blague tout le temps. On pense souvent aux mangas où le corbeau apparait après un moment de solitude. Je soupsonne même qu'ils viennent pour moi, la fatigue aidant à faire des jeux de mots pourris.
Encore un grand carrefour à traverser en diagonale, celui-ci est plus impressionant que le précédent. Comme les japonais, très respectueux et à cheval sur les règles, ne traversent qu'au vert, c'est une véritable marée humaine qui se mouve sur les multiples passages piétons, rappelant une scène de Matrix (dans le 1er, avant que Néo ne rencontre la blonde en rouge :p).


Nous entrons dans une autre zone de jeux, par curiosité, et c'est avec surprise que nous voyons des jeux à la tirette, dont les lots sont ... de la nourriture (glace Haagen dasz, kit kat), ça doit être la fièvre du jeux qui leur donne l'envie de défis, même pour grignoter. On ne prend que quelques photos car nous sommes interrompus par une employée : pas de photos.
A part la densité des japonais, des groupes de fashion-victims colorés et quelques magasins, il n'y a pas grand chose à voir dans ce quartier si vous ne comptez pas acheter.
En route pour le parc de Meiji-Jingu, qui est en fait un sanctuaire. Malheur, nous arrivons pile-poil à sa fermeture arf. Bas demi-tour, on va voir la foule de Harajuku. L'élément principal de ce quartier est la rue piétonne Takeshita-dori, bondée de gens, avec différents styles vestimentaires, mais énormément de fashion-victims. C'est aussi un défilé de cosplay, avec qui on essaie de prendre des photos discrètement mais sans succès. Las de cette journée d'échec, et vu que l'on veut vous gaver de photos, on demande à 2 jeunes filles si on peut les prendre, elles sont plutôt contentes, nous aussi. Audrey souhaite me faire visiter un ancien squatt aménagé en galerie d'art, avec de petites pièces à thème (souvent réservée à un artiste).


Des artistes sont d'ailleurs à l'oeuvre alors que nous nous promenenons. D'autres pièces sont des ateliers pour débutants. Un endroit sympa et conviliale.
Notre journée se termine par une rue plus calme, donnant sur un boulevard avec de grands magasins, on est mort et on rentre.

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