jeudi 2 avril 2009

Nara

Aujourd'hui, nous allons à Nara, mais pour prendre des forces, on se lève à 6h pour profiter du bain chaud. On démarre tranquilement la journée, en partant vers 8h, il fait beau, on a l'esprit paisible.



Arrivée à Nara sur les coups de 10h, direction le centre d'informations où une employée semble coutumière avec l'explication du chemin à emprunter pour la balade touristique. Bien organisée, elle nous demande notre pays d'origine, nous donne une carte en français (la classe), et nous y allons gaiement. Une rue commerçant nous emmène vers le parc à temples, où nous retrouvons nos daims. Ici par contre, des stands bien répartis vendent des biscuits pour nourrir les daims, et ces derniers le savent. On est à la limite du harcèlement, nos mains sont constamment reniflées sous tous les angles, de même pour les appareils photos. Des temples et sanctuaires sont disséminés un peu partout, ils se fondent dans le décor. Très reposant cet aspect spirituel et cette proximité de la nature.



On suit la carte, traversant les champs de daims et de petits temples, pour tomber sur le temple Todai-Ji Daibutsu-Den. Ce temple (500 yen), bien plus grand que les autres, garde en ses murs une statue en bronze (plus de 200 tonnes) et en or (130 kg), d'une hauteur de 16 m, de Bouddha. L'entrée est gardée par 2 statues plus petites (7m de haut). Un allée mène au temple, avec un encensoir de bonne taille, dans lequel on allume un baton d'ences et avec lequel on se purifie le corps. Cette allée traverse l'immense jardin du temple, comme pour exécuter une procession. Dans le temple à proprement parler, nous nous posons devant le bouddha, immense, avec de chaque côté 2 statues plus petites (7m aussi), recouvertes d'or. Derrière le bouddha, un pilier d'1 m de diamètre, avec un trou à sa base de 60 cm de largeur, amuse les enfants. Il s'agit en fait d'un trou de la taille d'une narine de bouddha, qui donne "l'eveil" spirituel à tous ceux qui parviennent à passer à travers. Les pompiers sont souvent solicités pour libérer les adultes bloqués.



Petite pause pour manger et éviter la pluie (oui le temps a un peu changé depuis le matin :( , les restaurants sont nombreux mais beaucoup semblent réservés aux groupes. Finalement nous sommes convaincus par un restaurant avec comme argument principal "english menu". Repas terminé, la pluie aussi, y'a plus qu'à. On reprend la route des petits temples, au milieu de la forêt, rien à dire c'est juste calme et reposant. Près d'un temple, des centaines de "lampes" en pierre décorent le paysage, on dirait un cimetierre de lampes. Elles forment des lignées magnifiques, sans fin. De la mousse s'est largement déposée, elles semblent encore plus âgées.

mercredi 1 avril 2009

Hiroshima et Miyajima

Quel performance, on se lève à 6h20 pour profiter de la journée, une longue marche nous attend : nous allons à Hiroshima ! Mais avant tout, il y la douche, suivie d'un bain chaud (il fut se laver avant de prendre le bain chaud). Ca réveille plutôt bien. Le petit déjeuner nous attend ensuite, juste pour nous deux, dans une pièce à côté de notre chambre : quel plaisir !



Nous prenons le train à Kyoto pour Hiroshima, grâce à nos JR pass : oh bonheur, il y a des prises éléctriques dans celui-là, ça tombe bien on a 2 h de voyage. Une fois sur place, les réflexes se mettent place, nous allons au centre d'informations, dans la gare, pour récupérer des plans et glaner quelques renseignements. On sent le désarroi de l'employé en nous entendant parler anglais mais il fait beaucoup d'efforts et parle en anglais. Pour commencer nous souhaitons nous rendre sur l'île de Miyajima, où se situe l'une des 3 merveilles du Japon : le torii flottant du sanctuaire Itsukushima-Jinja. Un train nous emmène au port pour prendre le Ferry. Dans le train un groupe de japonais âgé entame la discution avec moi, me demandant d'oû je viens où je vais ce que je pense du Japon : ils sont intrigués. Ils m'énoncent alors les mot qu'ils connaissent en français : "bonjour" et "je t'aime", je suis flatté :p. Les japonais ne sont pas si timides et réservés que ça finalement, ce n'et pas la première fois qu'on nous aborde.


Après 40 min de voyage, nous voilà sur l'île de Miyajima, il fait très beau, c'est magnifique ! L'épopée des photoss commence alors. Tiens, un daim se balade au milieu des touristes, suivi d'un autre. Mais en fait, ils sont nombreux ici, et pas farouches du tout. Certains réclament à manger, d'autres se dorent la pilule, quelle triste vie :D. On s'approche, pour les caresser, l'un d'eux décide que mon plan est comestible, il ne se gène pas. Ca a l'air bon. On continue notre chemin, en longeant la mer, pour atteindre le fameux torii flottant. C'est réellement très joli, même après en avoir vu beaucoup auparavant. C'est même mieux de le voir ensuite, sur l'eau il prend une autre dimension. Une barque à touristes permet de s'en rapprocher pour 800 yen, mais on est pas des touristes, enfin ... Ici, les gens sont étonnés lorsque je leur propose de les prendre en photo ensemble, et en général ils font de même pour nous remercier. Ils n'aiment pas déranger alors ils ne demandent jamais. Mais si vous proposez, ils n'en finissent pas de vous remercier.


Une fois rassasié, on poursuit, pour se retrouver au niveau d'un sanctuaire (300 yen la visite), entouré par des commerces, des autels et des cerisiers. Préférant se promener, on emprunte un escalier, pour voir. Pas de regrets, on tombe sur une forêt de cerisiers blancs, bien fleuris, ça sent bon. Dez gens pique-niquent même, toujours sur les bâches bleues. La balade est vaiment agréable, on prend le temps pour des photos travaillées (mouah ha ha). On termine au bord de la petite plage, avec cette impression de vacances (petite pensée pour les travailleurs). L'heure tourne, on doit reprendre le ferry.



Cette fois, nous allons voir le dôme de la bombe A, bâtiment au dessus duquel la bombe A a explosé, à 600 mètres de hauteur, le 6 aout 1945. On s'attend à ce que beaucoup de ruines témoignent du drame. Nous prenons le tram pour y aller, et encore une fois nous sommes abordés par un vieux japonais, qui parle anglais. Il nous demande notre pays d'origine, et s'extasie lorsqu'on lui annnonce que nous français. "Et vous parlez anglais ?!". Ils nous posent beaucoup de question, nous demande combien de langues nous parlons, vu que la France est entourée de pays aux langues différentes. Il nous annonce qu'il est un des survivants d'Hiroshima, et qu'il a grandi ici. Il a l'air bien, heureux, même après avoir vécu ça.


On ne réalise pas que nous y sommes, rien ne laisse présager ce qu'il s'est passé ici, à part le dôme. L'ancien bâtiment est en ruine, soufflé par l'explosion. Des monuments sont disposés dans la zone, ce sont des fontaines, pourquoi pas, on ne comprend pas trop s'il y a une allusion. On se promène, toujours étonné par ce que l'on voit, où plutôt ce que l'on ne voit pas : des vestiges. C'est une ville paisible, verdoyante. Après avoir fait le tour, on visite le mémorial pour la victimess d'Hiroshima. C'est gratuit. C'est aussi émouvant, on comprend maintenant les fontaines : après l'explosion, les victimes réclamaient de l'eau, même si ça les tuait, ils n'avaient que cette obsession.



Tout ferme à 17h ici, et vu l'heure et la fatigue, on décide de marcher un peu pour découvrir la ville, les rues, les habitants. On tombe sur une grosse galerie marchande (un peu comme les Halles, avec moins de monde). La fatigue des jours précédents s'accumulant, on raccourci le périple, et on rentre au ryokan (au lit à 21h, c'est dur à assumer ...).

Kyoto - Temple doré

Encore un réveil difficile (pour moi) à 7h, je me lève plus tôt que pour le boulot. Nous partons pour 3 jours, avec un point de chute à Kyoto dans un ryokan. Aujourd'hui c'est une journée à Kyoto donc, avec 2h40 de train, on a le temps de rédiger les aventures précédentes. En arrivant à la gare on observe avant d'entrer dans notre wagon, un escadron de femmes en rose, prêtes à nettoyer de fond en combles le train. Et elles font ça plutôt bien, on dirait des fourmis.



Nous sommes à Kyoto vers 12h, le temps de prendre notre pass pour les bus, et nous décidons d'aller visiter le palais impérial de Kyoto, dans le centre. La visite guidée commence à 14h, mais il faut y être 30 min avant. On a le temps il fait beau, allons-y à pieds, on mangera sur la route. Du coup on admire le paysage sur le chemin, un temple par ici, des buildings par là, un bon mélange. Des écolières croisent notre route en chantant, on s'imprègne du cadre. On a même le temps d'une pause starbucks, c'est pour dire. Bon, finalement le temps passe, on va chercher un bus, que l'on trouve au bout de 10 min. Sur les plans, les bus sont indiqués, mais il faut savoir qu'ils indiquent des zones, plus où moins grandes, et non des emplacements précis. En gros il faut chercher un peu avant de le trouver.


Nous entrons dans le parc du palais, de grandes allées remplies de graviers, avec des cerisiers fleuris sur une pelouse verdoyante. Il est impensable de passer devant sans s'y attarder et prendre des photos (ça va hein !). De toute manière, on a encore quelques minutes avant qu'il soit 14h, au pire on fera la visite seuls. Allons-y gaiement ! On est satisfait, on continue et on cherche l'entrée principale. Moment de solitude devant les barrières fermées, il est impossible de visiter le palais en dehors des 2 seules visites guidées quotidiennes, la première étant le matin. Oh galère ! Ca nous apprendra à vouloir flaner. Notre frustration est grande, mais on ne s'avoue pas vaincus pour autant, on va continuer notre séance photos. On se dirige vers un espace vert du parc, où les gens viennent profiter de la journée, pic-nic, photos, jeux, il y en a pour tous. C'est une institution au Japon de photographier les cerisiers sous tous les angles, on s'y habitue rapidement.



Prochaine étape, le temple doré, au nord-est de la ville. Cette fois, nous prenons le bus. Le coin est déjà plus touristique, il y a du monde partout, une file pour les groupes de plus de 30 personnes et une autre pour le reste. Comptez 400 yen l'entrée (ça les vaut). Un chemin nous emmène, avec les centaines d'autres compagnons de route, vers une petite place qui fait face au fameux temple d'or. celui-ci est sur un petite lac, renforçant la beauté du lieu. Le tout est au milieu d'un forêt, un air de spiritualité nous envahie, même si le bruit des touristes est présent. Chacun veut sa photo, c'est normal. Le temple est composé de 3 étages : le rez de chausssée avec un style de palace, le 1er étage pour le côté samouraï et enfin le 2eme étage pour un lieu zen, dont les murs sont recouverts de feuilles d'or. On ne peut pas visiter le temple, mais la brochure nous explique tout ça :p.

Le long du reste du chemin, des bols, posés dans l'herbe derrière une simple barrière, permettent aux gens de faire un voeux, à condition que ces derniers parviennent à lancer une pièce dedans. Vu la difficulté de la chose, des centaines de pièces jonchent le sol autour des bols. Je tente ma chance mais cette fois mon voeux ne sera pas exhaucé.



Il est l'heure d'aller trouver notre ryokan, ce n'est pas évident car on ne comprend pas tout au système d'adresse japonais, beaucoup d'informations, pas de nom de rue en lettres latines, idem sur les devantures des maisons/hotels, on va s'amuser. D'ailleurs, une fois sur place, on s'amuse, ça fait parti du voyage comme on dit hi hi hi. Après avoir errer sans succès, on demande à un jeune couple notre chemin, ils ne connaissent pas. Mais nous aide volontier. Sans succès, tant pis, on a le sentiment d'être tout proche, mais rien ne ressemble à notre souvenir de la photo du ryokan. Quelques minutes plus tard, on entend des gens crier, en courant, et en souriant : notre couple revient de loin, pour nous annoncer, tout heureux, qu'ils savent où il se situe sur le plan. Les japonais sont vraiment serviables, mais pas bon en géographie, car ils ne savent pas où nous sommes. Pour ne pas les contrarier, on les écoute. Mais rapidement on revient à notre position de départ, avec l'assurance qu'on y est, mais on ne lit pas le japonais ... On décide d'appeler, et le gérant sort en courant de son ryokan, juste en face du téléphone d'où nous appelons, et d'où le couple nous avait croisé :p.


Le gérant très accueillant parle anglais mais avec un sacré accent. On doit retirer nos chaussures avant d'entrer, et enfiler des chaussons dont la taille est surement le standart japonais ... comment font les allemands qui viennent ici ? Il nous conduit donc dans notre chambre, au fond du couloir étroit (on ne passe pas à 2). La chambre est assez grande, avec au sol 2 lits dur (près du sol), un espace pour se poser, et des toilettes (une "jolie". moumoutte orange décor la cuvette, pour les fesses délicates. La douche est au rez de chaussée, pour tout le monde. Il est préférable de réserver avant, histoire de ne pas la partager.



Après une petite pause, on repart pour visiter le musée international du manga, avec plus de 300 000 mangas, qui ferme à 20h (étrange comme heure, mais si le guide le dit). On y arrive à 19h, ha ha ha : il ferme à 18h. C'est pas dieu possible ! Quelle poisse, 2 sur 3 on est mauvais sur ce coup. Bon ba, dépités, on cherche un MacDo pour surfer sur le net : impossible de se connecter au réseau, d'ailleurs aucun réseau wifi n'est opérationnel pour nous. On nous avait vendu le Japon avec des connexions publiques à chaque coin de rue, je suis déçu.

Il ne nous reste plus qu'à aller manger au resto conseillé par le guide, qui ferme à... 21h. Kyoto n'est pas Tokyo, la plupart des commerçants et restaurants ferment à 21h, on a 30 min pour le trouver sinon la journée est définitivement un échec ! Fiou, on l'a, c'est déjà ça. Bon accueil, bon plats, bon prix, on est restauré.
Mais fatigué, donc la soirée va se terminer par la visite d'un sanctuaire ouvert à toute heure, plusieurs personne y picnic, il y a même des tentes de plantées. Des petits feux sont allumés, en hauteur, pour se réchauffer les mains. Des stands sont encore là, pour de la nourriture (brochettes, boulettes ...). On retrouve un cerisier que l'on avait croisé de jour, il est encore plus beau de nuit.

Tokyo - quartier européen Sarajuku et le Shabu Shabu


Dimanche, levés tranquillement, on regarde le guide et on décide de se rendre à Jiyugaoka : quartier européen du début de la banlieue, les photos nous plaisaient. Après quelques petites erreurs de ma part (mais Guillaume suit alors il peut pas en faire ;) ), on arrive à la bonne station de métro oû l'on commence à flaner. On tombe sur un Monceau fleurs, pleins de boulangeries (quelle odeur extra) et la faim arrive vite, on cherche à manger des pates : comme par hasard on ne tombe que sur des restos super cher, où des italiens, indiens. On finit par trouver notre resto de pâtes, les prix ne sont pas indiqués pour tout alors c'est au pif, on montre les images de ce que l'on souhaite en disant kore (cela).



Repus nous partons à la chasse au temple et au petit venise. Nous sommes tombés par hasard sur le petit Venise, mais le temple devait etre bien caché. Ce n'est pas grave, il fait beau, les rues sont mignonnes et calmes. On joue tout de même les paparazzis.
Balade dans les rues, on trouve peu de chats, et les chiens sont des chiens à mémère. Ils ont peu de place chez eux.



Changement de décor, on retourne à Harajuku, dans le centre de Tokyo, pour visiter le Temple loupé quelques jours avant. Il vaut le détour, c'est bondé de monde à la station de métro. On passe sur le pont sur lequel s'installent les jeunes déguisés de façon plus ou moins trash. Le temple Meiji jingu est le temple shinto le plus joli de Tokyo. On tombe à l'intérieur sur deux mariages en cours. Après avoir mitraillé, on repart à la maison.



Vincent, notre hôte, nous attendait pour aller manger : il veut nous faire gouter les shabu shabu, c'est une fondue de boeuf et légumes avec pleins d'accompagnements : 3 petites entrées (dont une salade, du poisson cru, du crabe), puis la fondue, et ensuite bol de riz avec des pickles. Pour finir, de grosses pates avec un carré de pâte à base de riz. Bien entendu la petite glace au thé vert ou vanille pour finir. Ca a été très dur de finir et de tout manger mais on s'est régalés. La petite serveuse nous parlait en anglais, et un peu en français.

Tokyo - picnic


La journée commence plus tard que la veille. Après une bonne grasse matinée, on se prépare à aller pique-niquer avec une amie de Vincent, Keiko.
Quelques stations de metro plus tard, puis le taxi (les portes s'ouvrent et se ferment toutes seules), nous arrivons à destination. Un canal bordé de cerisiers et d'étendues d'herbe. C'est un rituel au japon, pendant la floraison des cerisiers (cherry Tree blossom) le week end, les gens se réunissent entre amis ou famille, sur des grandes bâches bleues (oui tout le monde a les mêmes), apportent pleins de trucs trop bon à manger et goûter.



Nous arrivons a 13h30. 6 personnes sont là avant nous, et au fur et à mesure qu'avance l'après midi, on se retrouve à 30 sur la bâche. on commence à discuter timidement avec les japonais, on mélange : français, anglais et japonais, le mot du jour : walate (à prononcer walateeeeeeeeee), en gros ça veut dire cheese, pour prendre une photo. On est un peu la curiosité des japonais. Ca a été un bon après midi d'échange culturel : on a gouté pleins de choses super bonnes (comme les brochettes, les bouchées de crevettes) et d'autre moins (comme les makis de haricots fermentés) et il y a l'alcool : saké, bières, vin, chacun ramène ses bouteilles et partage.



Quelques uns sont mariés mais viennent sans leurs femmes, qui sont parties avec leurs amis ailleurs. Ils ne sortent pas souvent en couple avec leurs amis, ou bien, uniquement en couple.
Dans la discussion on apprend que guillaume pourrait être le Brad Pitt du japon, il a plu autant aux femmes, qu'aux hommes. C'est son côté propre sur lui, fin. Ici on a parfois du mal à différencier les hommes des femmes. Depuis ce jour on le surnomme Brad Pitto comme ils disaient, son égo est au beau fixe, merci pour lui.
Le pique-nique se termine d'un coup. On remballe, c'est très efficace, les bouteilles sont dans un sac, les canettes dans un autre, les papiers dans un troisième sac, et les vrais déchets dans un dernier. On prend encore quelques photos, et on part.



Direction un bar/restaurant où la soirée continue, ou plutôt la fin d'après midi, il doit etre 17/18h00. On commande des trucs à boire et à manger tout en discutant : les hobbies des japonais de Tokyo : pas le karaoké ni les mangas, c'est plutôt : cinéma (ils connaissent Audrey Tautou et Cédric Klapisch), balades à vélo, lecture, nettoyage de leur appart (oui ben je ne pourrais pas être japonaise). Et à mon avis, vu leur bonne descente, l'alcool doit être une passion. Msais il n'y a jamais de débordements.
On a gouté : des brochettes de blanc de poulet, de peau de poulet, des bébés pieuvre frits, des potatoes made in Japan. Tout était bon. Soit on n'est pas difficiles, soit leur nourriture est vraiment bonne. En boissons, on a gouté le saké chaud, on n'a pas aimé, alors on s'est rabattus sur un verre de vin à la prune avec du soda et beaucoup de glaçons. Très léger, très sucré.
La soirée pour nous s'est finie à 22h00, on aurait voulu finir avec un karaoké mais ce sera pour la semaine prochaine. Une de nos journées préférées !

Kyoto - Temples

Levés à 5h pour le grand jour à Kyoto, ancienne capitale du Japon. Notre train est à 7h03, le temps de se préparer et d'y aller, on prend celui de 7h33 (c'est à cause d'Audrey). Il y a plusieurs types de wagons dans les TGV, certains sont non-fumeurs, d'autres nécessitent une réservation au préalable, et enfin les wagons où les places sont libres, mais c'est parfois risqué (selon l'heure). Le premier train est à 6h03 en partance de Tokyo, le dernier est à 20h48 depuis Kyoto (il vaut mieux réserver des places, tout le monde le prend).



Le voyage dure environ 2h40, on a le loisir d'observer le comportement des gens.
Des vendeurs avec un chariot circulent dans le train pour approvisionner les voyageurs de café, thé, canettes et nourriture. Pas besoin de se déplacer au bar comme en France. Ca c'est chouette !
Première remarque, les employés (contrôleur, vendeur, ...) s'arrêtent avant de sortir d'un wagon, et saluent les voyageurs. Deuxième remarque, les toilettes. Il y en a 3 différentes par wagon : les occidentales, les japonaises et les pissotières. Les toilettes japonaises rappellent les toilettes turques, pas facile quand le train bouge.


Arrivés à Kyoto à 11h20, nous nous renseignons dans un centre d'informations, qui nous conseille de prende un pass pour les bus, valable la journée sur Kyoto, pour 500 yen. Un voyage en bus coute 220 yen, ça vaut le coup.


Première visite, qu'on attendait avec impatience, le temple Fushimiinari-Taisya Shrine avec ses Torii oranges ! L'entrée est gratuite. Impressionnés par tout ce orange, nous nous sentons obligés de mitrailler littéralement toute porte que nous croisons, sous tous les angles, comme de bons touristes. On sympatise avec 2 japonaises, en les prenant en photo. Elles font de même, et nous expliquent l'utilisation de pierres sur une sorte d'autel. Si vous les soulevez facilement, votre voeux s'exhaucera. Bon bas les filles ne seront pas exhaucées :).
La suite de la visite consiste à monter beaucoup de marches, en passant sous les torii, dans un décor de forêt, c'est réellement dépaysant. A chaque transition entre 2 montées un petit restaurant attend les touristes affamés, qui ne viennet pas, les pauvres, les journées doivent être longues.
Notre promenade nous amène sur un sentier, le long d'un cours d'eau, qui nous laisse perplexe sur notre situation. Mais on avance, en regardant la carte pour essayer de deviner. Un japonais, agé, nous voit et nous explique, en langage international, à base de gestuelles et de sourire, que notre temple est par là, mais qu'un autre est très proche. Ba on fonce sur le deuxième !



Une petite marche dans des rues typiques, mais simples, et nous y voilà, le temple Tofukuji, assez modeste, mais payant (500 yen). Nous sommes peu nombreux à le visiter c'est d'ailleurs reposant tout ce calme. le tour est rapidement effectué, on termine par un lieu de prière, où nous avions observé un japonais prier. Il faut se déchausser pour se mettre devant l'autel je m'exécute avec plaisir, pieds nus sur du sable, ça fait du bien :D). Un lavoir pour les pieds est disponible pour se nettoyer après la prière, ils sont organisés.



Nous déambulons quelques temps dans les rues, pour voir où ça nous mène, tout en recherchant le premier temple de lignée des temples à Kyoto, à l'est. Les rues sont plus calmes, on n'est pas encore dans un lieu touristique. On se rapproche du temple, car la foule est de plus en plus compacte. En haut d'une grand montée se situe le temple Kiypmysudera, temple construit sur des pilotis. Le touriste est bien présent, ça photographie. En chemin on croise des geïshas, en tenue cérémonielle, qui ont du mal à se déplacer avec leurs chaussures en bois, surelevées, sorte de tongues en bois avec une épaisse semelle (environ 6 cm). Un circuit nous fait découvrir le temple, payant (300 yen) qui vaut le détour, avec ses vues sur Kyoto, sur la forêt entourant le temple, et sur le temple lui-même.



On continue la lignée, on passe devant de petits temples, qui ne nécessitent pas une visite complète, vu leur taille. Le dernier temple du circuit est le temple Chion-in, qui fermait ses portes. Visite éclair histoire d'avoir des photos et des souvenirs, car il est aussi très joli. L'employé est un peu triste que nous soyons passé, mais bon, ça ne doit pas être la première fois. Les gens derrière nous n'ont pas eu cette chance.



Il nous reste du temps on reprend la marche "aléatoire" pour voir sur quoi nous allons tomber. Et Audrey, avec son instinct légendaire (elle me surveille), découvre une rue très charmante, qui longe un cour d'eau, bordée de cerisiers commençant à fleurir. Les photos à prendre sont excellentes, surtout sur les petits ponts menant aux divers restaurants. On se pose pour en prendre, lorsqu'une petite mamie ferme l'accès à son pont. Elle n'est absolument pas dérangée par le fait que nous sommes encore 4 sur le pont bloqués par sa barrière. Les japonais semblent connaître le limbo.



Une pause s'impose, dans un café, le froid nous faisant réver d'un café. Histoire aussi de se détendre les jambes et de regarder les photos. Et aussi d'attendre que la nuit tombe car le guide nous parle de la rue des lampions, qui vaut, semble-t-il, le coup d'oeil. C'est la rue Pontocho-dori. Cette rue, avec la fatigue est difficile à trouver, apparement même la course d'orientation n'est pas une aide ici. On demande donc notre chemin, et après plus de 30 minutes de marche intensive (j'avais peur qu'on loupe notre dernier train), on arrive dans cette rue, qui n'est pas si incroyable que ça. C'est joli, mais la déception est présente. En 10 minutes on arrive au bout, reste plus qu'à trouver notre bar à sushis, restaurant où les sushis sont préparés par un chef, déposés sur un tapis roulant, et où les clients se servent au fur et à mesure de leur envie.
La journée se termine à 0h00 à Tokyo, au chaud dans les lits.